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Benefits of meeting women's contraceptive needs in Burkina Faso

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Many women and couples in Burkina Faso do not have the knowledge, means or support they need to protect their reproductive health and to have the number of children they desire. Consequently, many women have more children than they want or can care
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  In Brief Avantages liés à la satisfaction des besoins enmatière de contraception moderne au Burkina Faso   En Bref Série 2011, N o 1 pour 2009 (voir l’encadré, page 2), elledécrit la situation actuelle de l’utilisationdes méthodes de contraception. Egale-ment, pour quantifier les avantages auprofit des femmes et de la société quirésulteraient d’aider les femmes à éviterles grossesses qu’elles ne cherchent pas,la publication présente deux scénarioshypothétiques d’une utilisation accruedes contraceptifs modernes. Nousmettons l’accent sur les décès et l’inca-pacité qui pourraient être évités, ainsique sur les ressources financières quiseraient économisées grâce à la préven-tion de grossesses non planifiées. Unautre aspect important serait la préven-tion des avortements provoqués clandes-tins, y compris toutes leurs complica-tions dangereuses, si les femmesburkinabè pouvaient éviter les grossessesnon désirées. Sauf indication contraire,toutes les données présentées sont lesrésultats de calculs spéciaux basés surdes sources énumérées dans l’encadré deméthodes, en utilisant la méthodologiedétaillée de l’Annexe à <http://www.guttmacher.org/pubs/appendices/ IB-2011-1.pdf>. Au Burkina Faso, beaucoup de femmes et de couples n’ontpas les connaissances, les moyens ou le soutien dont ils ontbesoin pour protéger leur santé reproductive et avoir lenombre d’enfants qu’ils désirent. Par conséquent, plusieursfemmes ont plus d’enfants qu’elles ne veulent ou dont ellesne peuvent s’occuper. D’autres recourent à l’avortementprovoqué qui est tout à fait clandestin dans le pays etpotentiellement dangereux. En aidant les femmes et les couples àplanifier leur famille et avoir des enfantsen bonne santé, les soins de santéreproductive de qualité—y comprisl’accès suffisant aux services de contra-ception—contribuent directement àatteindre trois des Objectifs du Millénairepour le Développement (OMD): réduire lamortalité infantile, améliorer la santématernelle et lutter contre le VIH/SIDA.L’amélioration des services de contracep-tion peut également permettre d’attein-dre d’autres OMD plus rapidement etd’une façon plus abordable, tels queassurer l’éducation primaire pour tous,réduire la pauvreté extrême, et promou-voir l’autonomisation des femmes etl’égalité des sexes 1 .La présente publication vise à contribuerà un meilleur état de santé des femmesburkinabè et leurs familles en démon-trant les avantages et les économies quidécouleraient des services de contracep-tion améliorés. S’appuyant sur un travail antérieur 2–5 et en utilisant les donnéesnationales pour fournir des estimations • Chaque année, près d’un tiers des grossessesau Burkina ne sont pas planifiées. La grandemajorité des grossesses non planifiées ysont voulues plus tard (87%), et uneminorité sont arrivées quand la femme n’en désirait plus (13%).• Parmi les femmes qui veulent actuellementéviter une grossesse, presque deux tiers, soitn’utilisent aucune méthode de contraception(60%), soit utilisent une méthodetraditionnelle relativement inefficace (4%).L’ensemble de ces femmes ont des besoinsnon satisfaits en matière des méthodesmodernes.• Le bien-être économique des femmes influenotablement sur l’utilisation contraceptive.Le niveau des besoins non satisfaits est leplus élevé chez les femmes les plus pauvres,et le plus bas chez les femmes les plusriches (88% contre 36%).• Satisfaire la moitié des besoins du paysaboutirait à quelques 116 000 grossessesnon planifiées de moins chaque année,conduisant à 37 000 avortements provoquésde moins et 400 décès maternels de moins.• Investir dans les services de contraceptionmoderne pour satisfaire la moitié desbesoins non satisfaits, permettrait de faireune économie annuelle dans les fraismédicaux associés à des grossesses nonplanifiées et leurs conséquences. Commerésultat, le pays peut sauver 18 millions dedollars US (soit 8,6 milliards de francs CFA)chaque année.• Elargir les services de contraception confèredes avantages substantiels pour les femmes,leurs familles et la société burkinabè. Toutesles parties prenantes, devraient accroîtreleurs investissements dans les services decontraception moderne. Points clés  mondiale de la Santé (OMS)pour 2008, 560 femmesburkinabè meurent chaqueannée des suites de problèmesliés à la grossesse et àl’accouchement pour chaque100 000 naissances vivantes 10 .Selon notre analyse, un total de 3 600 femmes sont décé-dées de causes de la grossesseen 2009; environ 820 d’entreelles—23% en général—nevoulaient pas tomberenceintes. Ces décès et unnombre inconnu de casd’incapacité entraînent uneperte annuelle estimée à 236 000 années de bonnesanté chez les femmes burki-nabè; un tiers (74 000) de cesAnnées de Vie Corrigées del’Incapacité en 2009 ont étéassociés à des grossesses nonplanifiées.Etant donné que la préventiondes grossesses non planifiéesest l’un des moyens les plusdirects pour réduire le ratio demortalité maternelle 11 , l’expan-sion de l’utilisation desméthodes de contraceptioneffectives est cruciale pour unemeilleure santé des femmes. Deplus, plusieurs cas de morbi-dité et de mortalité maternellepeuvent être attribués àl’avortement à risque etclandestin, une situation quiserait réduite de façonsignificative si l’on pouvaitéviter tout d’abord les gros-sesses non planifiées. Lesavortements provoqués sontsujets à des restrictions légalesau Burkina Faso. Les interrup-tions volontaires de grossessesont autorisées par la loiuniquement lorsque la pour-suite de la grossesse met endanger la santé et la vie de lafemme, lorsque le fœtus a unesérieuse anomalie et lorsque la Satisfaire les besoins non satsifaits au Burkina Faso  2 Guttmacher Institute Méthodes Les estimations pour 2009 dans ce rapport sont projetées à partir desdonnées les plus récentes disponibles. Sauf indication contraire, lesdonnées ont été calculées en utilisant les méthodes suivantes. Uneannexe qui contient les sources et plus de détails méthodologiques, estdisponible en ligne à <http://www.guttmacher.org/pubs/appendices/IB-2011-1.pdf> et des auteurs.Le nombre de femmes dans chaque région selon l’état matrimonial, lespréférences en matière de grossesse et l’utilisation des méthodes decontraception en 2009, ont été estimés en utilisant l’EnquêteDémographique et de Santé au Burkina Faso (EDSBF) III de 2003, lesrésultats préliminaires de l’EDSBF IV de 2010, et les estimations régio-nales du nombre de femmes de 15–49 ans de l’Institut national de lastatistique et de la démographie.Le nombre de grossesses non planifiées en 2009 qui résultent de lasituation actuelle de l’utilisation des méthodes de contraception, et lenombre qui résulteraient selon les scénarios alternatifs d’utilisation, ontété calculés sur les taux d’échec de chaque méthode et le taux degrossesse chez les non-utilisatrices. Les sources de ces données sontles EDSBF III et IV, et les estimations des taux d’échec faites au cours deplusieurs études qui datent de 1986 à 2004 (voir l’Annexe).Les informations sur les naissances pour l’année 2009—telles que le faitd’être planifiée ou non planifiée, et les résultats de grossesses (nais-sances, avortements ou fausses couches)—ont été estimées à partir dessources suivantes: l’EDSBF III (données sur la planification des nais-sances récentes), la méthodologie d’estimer l’avortement par sescomplications du Guttmacher Institute (estimations des avortementsprovoqués en 2008, appliquées également en 2009); et publications derecherche médicale (estimations de fausses couches). Les décès liés à la grossesse pour 2009 ont été déterminés à l’aide desestimations pour 2008 faites par l’Organisation mondiale de la Santé(OMS) sur la mortalité maternelle au niveau national. Les taux régionauxde mortalité infantile ont été estimés à partir des EDSBF les plus récentes(III et IV).Les projections nationales pour 2009 des Années de Vie Corrigées del’Incapacité   AVCI) liées à la grossesse et chez les nouveau-nés, ont étéobtenues à partir de la révision de 2004 des AVCI, faite par le projetmondial du fardeau des maladies de l’OMS.Les coûts des services de contraception et les soins maternels etnéonatals ont été estimés à partir des éléments des coûts de base. Pourchaque méthode contraceptive ou intervention de soins de santé, nousavons fusionné les coûts des médicaments, des fournitures, desmatériaux, de la main-d’œuvre, de l’hospitalisation, des programmes, etdes systèmes pour obtenir le coût total par utilisatrice pour chaqueannée de protection contre les grossesses non planifiées ou par femmerecevant les soins maternels médicaux (en dollars US, selon la valeur de2009). Les coûts des programmes et des systèmes proviennent de laConseil économique et social des Nations Unies; ces montants seréfèrent à des coûts indirects comme les frais généraux et les dépensesen capital. Les coûts directs des médicaments, des fournitures, dematériaux et de main-d’œuvre utilisés pour la prestation de services deplanification familiale et les interventions en soins maternels et néona- tals, proviennent des Outils de frais de santé de la reproduction du Fondsdes Nations Unies pour la Population, et des données sur les coûtsprovenant des sources officielles au Burkina Faso. La grossesse et l’accouche-ment comportent desrisques de santé pour lesfemmes et les nouveau-nés. Bien qu’un fonds qui subven-tionne fortement les accouche-ments assistés ait, depuis2007, contribué à augmenter lepourcentage de femmesburkinabè qui accouchent dansun centre de santé 6 , près de30% des accouchements en2009 n’étaient pas assistés 7 .Par ailleurs, à peine 20% desfemmes enceintes faisaient lesquatre visites prénatalesrecommandées. Sans ceséléments importants de soinsprénatals et d’accouchement,la mère et l’enfant pourraientcourir un risque élevé decomplications 8 .Ce risque est mis en évidencepar le taux élevé de mortalitéinfantile du pays: pour chaque1 000 naissances vivantes, onestime que 80 enfants meurentavant leur premier anniver-saire, dont 35 cas de décès(44%) surviennent dans lepremier mois de vie 9 . Il y aune mesure qui permet dequantifier le fardeau potentiel de la mortalité précoce et de lamaladie. Il s’agit du nombred’années de santé que l’onperdrait par la suite. Cettemesure est les Années de VieCorrigées de l’Incapacité, ouAVCI. A partir de notre analysebasée sur les données de 2009,les complications subies dansle premier mois de vie et leursconséquences à long termeentraînent une perte qui seprojette à environ 645 000années de vie de santé chezles nouveau-nés au Burkina.Le ratio de mortalité mater-nelle est également élevé auBurkina Faso. Selon lesestimations de l’Organisation  Parmi les femmes burkinabèqui désiraient éviter unegrossesse en 2009, 71%voulaient attendre au moinsdeux ans avant d’avoir unenfant, et 29% voulaientcomplètement arrêter deprocréer. Toutefois, malgré lefait qu’elles voulussent éviterune grossesse, seulement 36%de ces femmes utilisaient uneméthode moderne de contra-ception efficace. Un total de64% avait des besoins nonsatisfaits en contraceptionmoderne: 4% utilisait uneméthode traditionnelle(principalement les méthodesdu retrait et de la continencepériodique), et 60% n’utilisaitaucune méthode.Les besoins non satisfaitsvarient largement selon lesrégions sanitaires et l’état debien-être économique desfemmes concernées. Parexemple, en 2009, le niveaunational de besoins nonsatisfaits parmi les femmes quivoulaient éviter une grossesseétait de 64%. Mais le niveau leplus bas, 37%, était dans larégion sanitaire du Centre, quicomporte la ville deOuagadougou, la capitale, oùles services de contraceptionmodernes sont les plusdisponibles et accessibles. Enrevanche, le niveau le plusélevé, 85%, était dans leSahel. Plus la femme voulantéviter une grossesse estpauvre, plus ses besoins nonsatisfaits sont élevés: lesbesoins non satisfaits varientde 36% chez les femmesappartenant au quintile debien-être économique le plusélevé, à 88% chez les femmesappartenant au quintile le plusbas.contraception, sont générale-ment calculés chez toutes lesfemmes mariées, y compriscelles qui veulent tomberenceintes. Dans notre étude,nous calculons ces indicateursuniquement chez les femmesqui veulent éviter  une gros-sesse. Aussi, nous estimonsl’utilisation et les besoins chezles femmes mariées (qui sontsupposées être sexuellementactives) et chez les célibataires(c’est-à-dire, celles qui ont eudes rapports sexuels au coursdes trois derniers mois.) Enoutre, étant donné que lesméthodes traditionnelles ontgénéralement un taux d’échecbeaucoup plus élevé que lesméthodes modernes 14 , notremesure de besoins nonsatisfaits prend en compte lesutilisatrices des méthodestraditionnelles et celles quin’utilisent aucune méthode.Ces femmes ont le plus àgagner des services améliorésde contraception moderne, etsont donc la cible majeure despolitiques et des programmesde santé de la reproduction quisont mises en œuvre.En 2009, 1,4 millions defemmes de 15 à 49 ans (ouenviron 39% des femmesburkinabè en âge de procréer)étaient sexuellement actives,susceptibles de tomberenceintes, et soit ne voulaientpas d’enfant pendant unepériode d’au moins deux ans,soit ne voulaient plus avoird’enfants (Tableau 1). Cesfemmes constituent la base denotre analyse. Bien que lagrande majorité (87%) fûtmariée, 13% (175 000 femmes)étaient célibataires et sexuelle-ment actives. L’utilisation des con-traceptifs peut améliorer la santé des femmes et desnouveau-nés. En permettant aux femmesd’éviter des naissances dont lerisque est élevé, l’utilisationdes méthodes modernes decontraception occasionne nonseulement moins d’avorte-ments, mais égalementl’amélioration de la santématernelle et infantile. Lesniveaux d’utilisation deméthodes et de besoins nonsatisfaits en matière de Guttmacher Institute 3 Satisfaire les besoins non satsifaits au Burkina Faso grossesse est la conséquence deviol ou d’inceste 12 . Selon uneévaluation récente de l’inci-dence de l’avortement provoquéau Burkina Faso (dont très peudes cas sont autorisés), onestime que 87 000 femmesburkinabè recourraient auxavortements provoqués en2009 13 . Les conditions danslesquelles on pratique l’avorte-ment provoqué sont si dange-reuses qu’on estime que 43%des cas entraînent des compli-cations qui nécessitent dessoins dans un établissementsanitaire. Total3,5601,40060,23,763,9 Région Boucle du Mouhoun34014055,61,657,2Cascades1405043,71,845,5Centre51023033,43,837,2Centre-est29010072,21,473,6Centre-nord30011062,76,268,9Centre-ouest30012067,83,471,3Centre-sud1605070,61,572,1Est2908070,113,383,4Haut-bassins39018059,71,961,6Nord29014073,23,076,1Plateau Central1706078,81,079,8Sahel2309084,70,585,2Sud-ouest1505044,114,959,0 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre62019083,34,788,0Second65022075,65,481,0Moyen85030071,43,574,9Quatrième59023065,82,568,3Le plus riche85046033,03,336,2 Note:  Les Enquêtes Démographiques et de Santé classent les ménages en fonction de leursbiens durables et ensuite répartissent les ménages en cinq groupes égaux (quintiles). Nousavons fusionné les données individuelles des enquêtées avec les données des ménages, afind’attribuer aux enquêtées leurs groupes respectifs. *Les femmes mariées, ou les célibatairesqui ont été sexuellement actives dans les trois derniers mois, qui sont capables de tomberenceintes et ne veulent pas d'enfants ou ne veulent pas un enfant dans les deux prochainesannées. †Les méthodes de la continence périodique, du retrait, de la méthode de l'allaitementmaternel et de l'aménorrhée, et d'autres (e.g., mousees/gelée). ‡ Inclut les femmes quin'utilisent aucune méthode et celles qui utilisent des méthodes traditionnelles. Nousentendons par méthodes modernes la pilule, le DIU (le stérilet), les injectables, l’implant, lecondom masculin et la stérilisation masculine et féminine. Source:  Voir Annexe à<http://www.guttmacher.org/pubs/ appendices/IB-2011-1.pdf>. No. % % % dont les(000s)n’utilisentutilisentbesoins en aucuneuneméthodes méthodeméthodemodernes traditionelle†ne sont passatisfaits‡Femmes qui veulent éviter une grossesse*Région et quintilede bien-êtreéconomique Besoins non satisfaits Tableau 1 Besoins non satisfaits en méthodes modernes de contraception chez lesfemmes burkinabè de 15–49 ans qui veulent éviter une grossesse, 2009 No. defemmes de15–49 ans(000s)  en 2009 n’étaient pas plani-fiées (Tableau 2): 15% detoutes les grossesses aboutis-sent à des naissances vouluesplus tard; 2% à des naissancesnon désirées (survenues aprèsqu’une femme décide de neplus en vouloir); et 10% à desavortements provoqués. Quatrepour cent des grossessesn’étaient pas planifiées et ontabouti à des avortementsspontanés (voir l’Annexe pourdes informations sur la manièredont nous avons calculé laproportion de grossessesplanifiées et non planifiées quiaboutissent à des faussescouches).Comme mentionné précédem-ment, les méthodes modernessont plus efficaces pourprévenir les grossesses nonplanifiées que les méthodestraditionnelles. Au BurkinaFaso, en 2009, moins de 4%des femmes qui voulaientéviter une grossesse et quiutilisaient une méthodemoderne sont tombéesenceintes au bout d’un an,contre 15% des femmes quiutilisaient une méthodetraditionnelle. Bien sûr, si onn’utilise aucune méthode, oncourt le plus grand risque degrossesse non planifiée: parmicelles qui voulaient éviter unegrossesse et qui n’avaient pasutilisé de la contraception,29% sont tombées enceintesau bout d’un an. L’utilisation des méthodesde contraception favorisela santé et sauve des vies. Etant donné que les avorte-ments clandestins et les autresrisques liés à la maternitépeuvent être réduits de façondrastique à travers la préven-tion des grossesses non Satisfaire les besoins non satsifaits au Burkina Faso 4 Guttmacher Institute Total870693110014,72,210,1 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre170703010015,11,69,2Second180712910013,72,58,8Moyen230693110015,61,69,2Quatrième160683210015,22,79,1Le plus riche130643610013,32,815,5 Note:  Voir le Tableau 1 pour l'explication des quintiles de bien-être économique. *Etant donné que ce tableau n’inclut pas les cas d'avorte-ments spontanés, les trois colonnes qui représentent les résultats des grossesses non planifiées ne donnent pas une somme de 31%. †Unenaissance est considérée comme voulue plus tard (c'est a dire, pas à ce moment) si la femme voulait atteindre au moins deux ans avantd'avoir un enfant au moment de tomber enceinte. ‡Une naissance est considérée comme non désirée si la femme ne voulait pas d'enfants aumoment de tomber enceinte. Source:  Voir Annexe à <http://www.guttmacher.org/pubs/appendices/IB-2011-1.pdf> pour de plus amplesinformations. No. % % nonTotal(000s)planifiéeplanifiéeDénouements des grossesses non planifiées(comme proportion de toutes les grossesses)* Les grossesses et leurs dénouements Tableau 2 La planification des grossesses et les dénouements de grossesses non désirées, selon les quintiles de bien-être économique, 2009 Grossesses selon type de planification% aboutissent% aboutissent% aboutissentà des naissancesà desà desvoulues plusnaissances avortements tard†non désirées‡provoqués L’utilisation actuelle des méthodes modernes de contraception estinsuffisante. Les femmes burkinabè utilisentune gamme limitée deméthodes modernes de contra-ception. En 2009, 36% desfemmes qui voulaient éviterune grossesse utilisaient uneméthode moderne; ce chiffreinclut les 19% de femmes quiutilisaient les injectables ou les implants, 9% les condomsmasculins, 7% les pilules, etenviron 2% le DIU, la stérilisa-tion féminine et d’autresméthodes. Les deux enquêtes les plusrécentes, les EnquêtesDémographiques et de Santé auBurkina Faso (EDSBF) III et IV,ont montré que l’utilisation desméthodes modernes parmitoutes les femmes mariées (y compris celles qui veulenttomber enceintes) a augmentéde 74% entre 2003 et 2010 9,15 .Toutefois, le niveau de départ a été si faible (9%) que laprévalance actuelle deméthodes modernes resteencore assez limitée (15%).Plusieurs raisons expliquentprobablement le faible niveaud’utilisation de ces méthodes.Au Burkina Faso, où 84% desfemmes en âge de procréer nepeuvent pas lire du tout 15 , lefaible niveau de connaissancessur la contraception estaccentué par la désinformationsur le mode d’action desméthodes et leurs effetssecondaires. Les méthodesmodernes sont égalementsusceptibles d’être inaccessiblespour beaucoup de femmesburkinabè qui vivent loin desquelques centres urbains dupays ou qui ne peuvent pas enacquérir (77% de la populationest rurale 16 , et 46% vit dans lapauvreté 17 ). En effet, dans uneétude dont les donnéesproviennent de 39 pays, leBurkina Faso avait les pourcen-tages les plus forts de femmesqui ont déclaré le coût etl’accès des contraceptifs commeétant les raisons qui lesempêchaient de pratiquer lacontraception en 2003 18 . Un tiers des grossesses ne sont pas planifiées. La taille des familles diminue àpeine au Burkina Faso où lapopulation croît de 3% chaqueannée 17 . Les femmes ontmaintenant six enfants enmoyenne, juste un enfant demoins qu’il y a presque deuxdécennies. Par ailleurs, cenombre d’enfants est trèsproche du nombre qu’ellesconsidèrent être idéal  15 . Parconséquent, un pourcentagerelativement faible de nais-sances n’est pas planifié: moinsde 25%, un chiffre qui n’a pasbeaucoup changé depuis1993 19 . Alors que la grandemajorité des naissances nonplanifiées (87%) correspondentaux naissances désirées quisont arrivées trop tôt (vouluesplus tard), seulement 13% sontnon désirées, ou survenuesquand une femme a la taillesouhaitée de famille 15 .Quand nous analysons lesgrossesses plutôt que lesnaissances, environ un tiers(31%) des 870 000 grossesses  Guttmacher Institute 5 Satisfaire les besoins non satsifaits au Burkina Faso environ 274 000 grossessesaboutiraient à des naissancesnon planifiées et des faussescouches, et 138 000 à des casd’avortements provoqués.Ainsi, le niveau actuel de laplanification familiale empêcheprès de 141 000 grossessesnon planifiées chaque annéeet, par conséquent, quelques51 000 avortements provoqués. Chaque année, les grossessesnon planifiées—et les avorte-ments résultants—qui ont étéévités grâce à la contracep-tion, évitent 400 décèsmaternels et la perte de 38 000 années de bonne santéchez les femmes burkinabè. De façon générale, le niveauactuel d’utilisation deméthodes de contraceptionpermet de réduire ces résultatsnégatifs de 10–14% parrapport à ce qui se passeraiten l’absence de toute utilisa-tion moderne.Le fait d’améliorer les niveauxactuels d’utilisation desméthodes modernes augmente-rait ces avantages. De façonidéale, toutes les femmes quiveulent éviter une grossesseutiliseraient une méthodemoderne de contraception.Dans cette situation hypothé-tique, chaque année il y aurait232 000 grossesses nonplanifiées de moins que cellesqui surviennent actuellement.Cela permettrait de réduire lesnaissances non planifiées, lesavortements provoqués et lesfausses couches liées à desgrossesses non planifiées de85–87%. Comme les décèsmaternels diminueraient alors à environ 700 par an—et unnombre non quantifiable descas d’incapacité seraientégalement évités—nousgrossesses non planifiées et deleurs conséquences négatives.Si l’on compare le niveauactuel d’utilisation contracep-tive au scénario où aucuneméthode moderne n’estutilisée, les avantages de lacontraception sont tout à faitévidents: selon nos estimationspour 2009, les femmesburkinabè connaissent actuel-lement environ 271 000grossesses non planifiées, dont184 000 se terminent par desnaissances non planifiées etdes fausses couches, et 87 000aboutissent à des avortementsprovoqués (Tableau 3 etGraphique 1). Toutefois, si lesfemmes burkinabè n’utilisentaucune méthode moderne decontraception (et maintiennentl’utilisation de méthodestraditionnelles à son niveauactuel), le pays aurait àprendre en charge près de 412 000 cas de grossesses nonplanifiées. En supposant que lasituation actuelle du paysconcernant les résultats desgrossesses resterait la même,clairement les scénarioshypothétiques suivants, lesniveaux les plus élevés deprévalence contraceptivecorrespondent directement auxniveaux les plus bas deplanifiées, quelle est alors lacontribution d’une meilleureutilisation des méthodesmodernes à la santé et au bien-être des femmes et de la nationburkinabè? Comme le montrent Le fait d’accroître l'utilisation des méthodes modernes permet d’obtenir moins d’avortements provoqués et moins de naissances non planifiées. Avantages liés à satisfaire les besoins 02004006008001 0001 200   Utilisation actuelledes méthodescontraceptives*Aucune utilisationdes méthodesmodernesBesoins enméthodes modernes satisfaitsà moitié†Tous les besoinsen méthodesmodernes satisfaits‡ 867875961841 00813859627463550596596105751 *Repartition (en %) de méthodes utilisées chez les femmes qui veulent éviter une grossesse:modernes 36%, traditionnelles 4%, aucune 60%. †Repartition (en %) de méthodes utiliséeschez les femmes qui veulent éviter une grossesse: modernes 68% , traditionnelles 2%, aucune30%. ‡Utilisation à 100% des méthodes modernes. Graphique 1 AvortementsNaissances non planifiéesGrossessesprovoquéset avortements spontanésplanifiées Les grossesses et leurs résultats (en 000s), 2009 Grossesses non planifiées271 000412 000155 00040 000344385Naissances non planifiées146 000217 00083 00021 000334386Avortements provoqués87 000138 00050 00013 000374385Avortements spontanés38 00057 00022 0005 000334287Mortalité maternelle3 6004 0003 2002 900101119Mortalité infantile49 80055 20044 90039 900101020AVCI maternelles236 000275 000211 000173 000141127AVCI de nouveaux-nés§645 000749 000536 000473 000141727 Notes:  AVCI= Années de vie corrigées de l’incapacité, une mesure qui quantifie les années de vie de santé perdues à cause de décès oud'incapacité. Les différences calculées à partir de ces données ne correspondent pas toujours aux différences présentées dans le texte enraison des arrondissements effectués. *Répartition (en %) de méthodes utilisées chez les femmes qui veulent éviter une grossesse: modernes36%, traditionnelles 4%, aucune 60%. †Répartition (en %) de méthodes utilisées chez les femmes qui veulent éviter une grossesse: modernes68%, traditionnelles 2%, aucune 30%. ‡Utilisation à 100% des méthodes modernes chez les femmes qui veulent éviter une grossesse.§Périnatale. Source:  Voir Annexe à <http://www.guttmacher.org/pubs/appendices/IB-2011-1.pdf>. Pourcentage de réduction des résultats par scénarioUtilisation AucuneBesoins enTous lesactuelle deutilisation méthodesbesoins encontra-de contra-modernesméthodesception*ceptionsatisfaits àmodernesmodernemoitié†satisfaits‡UtilisationBesoinsTous les actuelle C/satisfaits àbesoins aucunemoitié C/satisfaits C/utilisationutilisationutilisationmoderneactuelleactuelleScénarios de l'utilisation de méthodes modernes etniveaux de besoins satisfaitsRésultat Scénarios des différents niveaux d'utilisation de contraceptifs modernes Tableau 3 L’impact de l'utilisation des méthodes modernes de contraception dans la réduction des grossesses non désirées et leurs conséquences négatives, selon plusieurs résultats, 2009
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