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Rhetorique PUF

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  La rhétorique du monde de la vie Göran SonessonDépartement de sémiotique, Université de Lund, Suède À la lecture du fameux article de Barthes (1964a) qui inaugure la sémiotique visuelle, on a du mal à comprendre pourquoi il l’a intitulé « la rhétorique de l’image ». Si l’on excepte la mention, assez douteuse, de la tomate en tant que métonymie d’Italie, il n’y a en effet rien de rhétorique, dans un sens convenu quelconque, dans l’analyse proposée par Barthes. Sans doute faut-il comprendre « la rhétorique » du titre dans le sens déni par Barthes (1964b) dans un texte contemporain: en tant qu’étude du langage de connotation, dans le sens de Hjelmslev. Nous savons maintenant que même cette dernière tâche a été assez mal comprise par Barthes (cf. Sonesson 1989a).In faut donc attendre l’initiative du Groupe µ pour voir le modèle rhétorique transposé au domaine visuel, dans une version d’abord étroitement calquée sur la rhétorique verbale, qui a ensuite été complètement remodelée en tenant compte de la spécicité du visuel (1992). Ce n’est évidemment pas en tant que « abus du langage », ainsi que le terme est souvent entendu dans la langue de tous les jours, que la rhétorique sert ici de modèle; et il ne s’agit pas non plus de la rhé-torique en tant que méthode d’argumentation ou de persuasion. L’aspect de la rhétorique qui est ici exploité est la capacité de produire du sens en créant une attente (ou en se fondant sur une attente  préexistante) pour ensuite la décevoir. La contribution du Groupe µ est à mon avis exemplaire; mais elle pose aussi de nombreux problèmes (cf. Sonesson 1996a, b; 1997). Dans la langue verbale, où le sens est d’abord créé à partir d’un répertoire d’unités et des règles assurant leurs combinaisons, le sens rhétorique est secondaire. Ce n’est pas le cas, cependant, dans la semiòse iconique: ici, le signe, en tant qu’il a un sens différent de son référent, a déjà partie liée avec la rhétorique. Il est dans la nature du signe iconique de poser à la fois la ressemblance et la dissimilitude avec son objet: par ce premier trait, le signe crée une attente d’identité que, par le deuxième aspect, il déçoit nécessairement. C’est pourquoi une rhétorique qui se réduit à ce que le Groupe µ (1992:295ff)   appelle « les transformations hétérogènes » (différents styles de reproduc-tion dans une même image) est nécessairement une rhétorique tronquée (cf. Sonesson 1997: 52f)Pour concevoir une rhétorique du visuel, il faut partir du monde de la vie, le  Lebenswelt   de la  phénoménologie husserlienne, cette première couche de réalité qui, pour le sujet de la perception, « va de soi » (Sonesson 1994a,b,c, 1995a). Dans ce monde, que Greimas a décrit comme « le monde naturel », et que le psychologue James Gibson appelle « la physique écologique », il y des objets (ou, comme le dit Gibson, « des substances ») qui sont plus ou moins indépendants, et qui aussi entretiennent des rapports d'intégration plus ou moins forts, allant de la simple co-existence à la relation entre le tout et ses parties. Il y a une première rhétorique qui consiste dans un boulever-sement de ces rapports, semblable à la magie selon Gibson. Mais le sens commun s’attend aussi à ce que les choses qui apparaissent ensemble soient sufsamment différentes pour pouvoir être     D   i  m  e  n  s   i  o  n   1  :   I  n   t   é  g  r  a   t   i  o  n   (   I  n   d  e  x   i  c  a   l   i   t   é   A  :   C  o  n   t   i  g  u   i   t   é   )    D  e  g  r   é  c  r  o   i  s  s  a  n   t   d  e   d   i  v  e  r  g  e  n  c  e   d  e   l   ’   i  n   t   é  g  r  a   t   i  o  n  a   t   t  e  n   d  u  e    M   V  =  e  n  r  e   l  a   t   i  o  n  a  u   M  o  n   d  e   d  e   l  a  v   i  e  :   I  =  e  n  r  e   l  a   t   i  o  n   à  u  n  e  a  u   t  r  e   i  m  a  g  e   c  o  n   t   i  g  u   i   t   é    M   V  :   ?   I  :  p  u   b   l   i  c   i   t   é   K   i  n   d  y ,  p  a  r  a  p   h  r  a  s  e  s   d  e   L  a  s   M  e  n   i  n  a  s   p  r   é  s  e  n  c  e   d   ’  u  n  e  c  o  n   t   i  g  u   i   t   é   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e    A   d   j  o  n  c   t   i  o  n   a   b  s  e  n  c  e   d  e   l  a  c  o  n   t   i  g  u   i   t   é  a   t   t  e  n   d  u  e    S  u  p  p  r  e  s  s   i  o  n   p  r   é  s  e  n  c  e   d   ’  u  n  e  c  o  n   t   i  g  u   i   t   é  e   t  a   b  s  e  n  c  e   d   ’  u  n  e  a  u   t  r  e    S  u   b  s   t   i   t  u   t   i  o  n   p  r   é  s  e  n  c  e   d  e  s  c  o  n   t   i  g  u   i   t   é  s  a   t   t  e  n   d  u  e  s   d  a  n  s   d  e  s  p  o  s   i   t   i  o  n  s   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e    D   é  p   l  a  c  e  m  e  n   t   /   P  e  r  m  u   t  a   t   i  o  n    D  a  n  s   d  e  s  s   i   t  u  a   t   i  o  n  s  -   t  y  p  e   ?   D  a  n  s  u  n  e   i  m  a  g  e    I  :   ”   R  a  s   é  e   ”   d  e   D  u  c   h  a  m  p    D  a  n  s  u  n  e  s   é  r   i  e   (  s  y  n   t  a  g  m  e   )   ?   D  e  s  c  a   t   é  g  o  r   i  e  s   d   i   f   f   é  r  e  n   t  e  s  :    M   V  :  s  o  u  v  e  n   t   d  a  n  s   l  a  p  u   b   l   i  c   i   t   é ,  p  a  r  e  x  e  m  p   l  e ,   b  o  u   t  e   i   l   l  e   d  e  g   i  n  e   t  c  o  u  r  o  n  n  e    D  e  s  o  r   i  g   i  n  e  s   d   i   f   f   é  r  e  n   t  e  s  :    I  :   d  e  s  c  o   l   l  a  g  e  s  o   ù   l  e  s  c  o  u  p  u  r  e  s  s  o  n   t  v   i  s   i   b   l  e  s    D  a  n  s   d  e  s  s   i   t  u  a   t   i  o  n  s  -   t  y  p  e  :    M   V  :   t  r  a   i  n   d  a  n  s   l  e   j  u  n  g   l  e   (   B  r  e   t  o  n   )  ;  m  a   t  c   h   d  e   f  o  o   t   d  e  v  a  n   t  u  n   i  n  c  e  n   d   i  e    D  a  n  s  u  n  e   i  m  a  g  e    I  :   l  e   t  a  u  r  e  a  u  s   t  y   l  e   P   i  c  a  s  s  o  c   h  e  z   H  a  m   i   l   t  o  n    D  a  n  s  u  n  e  s   é  r   i  e   (  s  y  n   t  a  g  m   )   ?    A   b  s  e  n  c  e   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e   P  r   é  s  e  n  c  e   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e    D  e  s  c  a   t   é  g  o  r   i  e  s   d   i   f   f   é  r  e  n   t  e  s  :    ?     À   l   ’   i  n   t   é  r   i  e  u  r   d   ’  u  n  e  c  a   t   é  g  o  r   i  e  :    I  :   l  e  c   h   i  e  n   d  e   P   i  c  a  s  s  o   d  a  n  s   L  a  s   M  e  n   i  n  a  s ,   l  e   f  œ   t  u  s   d  e  c   h  a   t  c   h  e  z   W   i   t   k   i  n    D  a  n  s   d  e  s  s   i   t  u  a   t   i  o  n  s  -   t  y  p  e  :    M   V  :  s  o  u  s  -  m  a  r   i  n   d  a  n  s   l  a  p  a   t   i  n  o   i  r  e  p  r   é  v  u  e  p  o  u  r   l  e   h  o  c   k  e  y  s  u  r  g   l  a  c  e   (   G  e  v  a   l   i  a   )    D  a  n  s  u  n  e   i  m  a  g  e  :   ?   D  a  n  s  u  n  e  s   é  r   i  e   (  s  y  n   t  a  g  m  e   )    M   V  :   L  e   C  o   l   i  s   é  e  e  n   t  a  n   t  q  u  e  s  e  a  u   à  g   l  a  c  e   I  :   b  o  u   t  e   i   l   l  e   d   '   A   b  s  o   l  u   t   à   l  a  p   l  a  c  e   d  u   M  a  n  n  e   k   i  n   P   i  s    P  r   é  s  e  n  c  e  e   t  a   b  s  e  n  c  e   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e  s    F   i  g   1  a .   P  r  e  m   i   è  r  e   d   i  m  e  n  s   i  o  n   d  e   l  a  r   h   é   t  o  r   i  q  u  e  :  a   )   l  a   c  o  n   t   i  g  u   i   t   é  différenciées, sans aller jusqu’à s’exclure; il y a donc une rhétorique de trop de ressemblance ainsi que de trop d’opposition. Une troisième rhétorique prend son point de départ dans le caractère de signe de l’image. Nos attentes sont déçues à la fois en trouvant dans l’image une part trop grande de réalité, et en trouvant de la ction à l’intérieur même du contenu de l’image. Finalement, les images sont en elles mêmes des objets qui ont différents usages dans une société donnée et qui, par ce fait même, sont attribués à différentes catégories; et ainsi est née une quatrième rhétorique quand nos attentes, en matière de catégories sociales des images, ne sont pas comblées. Première dimension: Degré croissant de divergence de l’intégration attendue  Nous nous attendons d’abord à retrouver dans les images les « objets indépendants » du monde de la vie, ni dissous dans des entités plus larges, ni divisés dans des objets plus petits. Si le degré d’enche-vêtrement des choses est modié, il y a rupture de normes et donc rhétorique. La première dimension de la rhétorique correspond  grosso modo  à la classication croisée dont fait état le Groupe µ (1992) en distinguant les gures conjointes des gures disjointes et en les séparant en gures in praesentia  et gures in absentia. Dans cette conception, une gure est in absentia  conjointe, ou un trope, si les deux unités impliquées occupent le même endroit dans l’énoncé, l’un remplaçant totalement l'autre. Elle est in praesentia  conjointe, ou une interpénétration, dans la mesure où les unités apparaissent dans le même endroit, avec seulement une substitution partielle de l'une par l'autre. Il y aura une gure qui est in praesentia  disjointe, ou un couplage, si les deux entités occupent différents endroits, sans aucune substitution. Finalement, la gure sera in absentia disjointe, ou un trope projeté, quand une unité seu-lement est manifestée, alors que l'autre reste extérieure à l’énoncé. 1  Alors que je suis le premier à admirer l'élégance de cette analyse, je crois que la symétrie sur laquelle elle repose est fausse et en n de compte peu éclairante (cf. Sonesson 1996a, b). En fait, comme n'importe quel autre modèle, celui-ci peut être mis en cause de plusieurs manières: parce que les termes descriptifs ne sont pas adéquats pour opposer les objets analysés; parce que certains des objets, c.-à-d., les images, qui à un niveau pré-théorique semblent être différentes de manière intéres-sante ne sont pas distingués par le modèle; ou parce qu'il y a d'autres objets, dans ce cas-ci des images, qui n'entrent naturellement dans aucune des catégories fournies par le modèle. Toutes ces observations s'appliquent au modèle du Groupe µ. Ici nous allons retenir deux points critiques qui nous permettent d’aller plus loin: d’abord que les prédicats descriptifs n’expliquent rien, parce qu’ils ne sont compré-hensibles qu’à partir des exemples; et ensuite que la distinction entre éléments présents et éléments absents n’est pas recevable, parce que, sauf dans quelques cas marginaux, toute rhétorique suppose à la  fois une absence et une présence. En effet, dans quelles conditions faut-il dire que deux unités qui sont conjointes sont présentes  plutôt qu'absentes? Au lieu de voir les bouteilles comme une substitution pour les pupilles dans les yeux de Haddock, nous pourrions peut-être voir le tout comme une interpénétration des bouteilles et de Haddock, exactement comme 1a « chafetière » (Image 1), un autre exemple du Groupe µ, est une interpénétration du chat et de la cafetière. Sans doute nous identions d'abord le schéma, globalement, en tant que personne (et, plus particulièrement, comme Haddock), et nous découvrons ensuite que     D   i  m  e  n  s   i  o  n   1  :   I  n   t   é  g  r  a   t   i  o  n   (   I  n   d  e  x   i  c  a   l   i   t   é   B  :   F  a  c   t  o  r    i   a   l   i   t   é   )    D  e  g  r   é  c  r  o   i  s  s  a  n   t   d  e   d   i  v  e  r  g  e  n  c  e   d  e   l   ’   i  n   t   é  g  r  a   t   i  o  n  a   t   t  e  n   d  u  e    M   V  =  e  n  r  e   l  a   t   i  o  n  a  u   M  o  n   d  e   d  e   l  a  v   i  e  :   I  =  e  n  r  e   l  a   t   i  o  n   à  u  n  e  a  u   t  r  e   i  m  a  g  e    f  a  c   t  o  r    i   a   l   i   t   é   p  r   é  s  e  n  c  e   d   ’  u  n  e   f  a  c   t  o  r  a   l   i   t   é   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e    A   d   j  o  n  c   t   i  o  n   a   b  s  e  n  c  e   d  e   l  a   f  a  c   t  o  r  a   l   i   t   é  a   t   t  e  n   d  u  e    S  u  p  p  r  e  s  s   i  o  n   p  r   é  s  e  n  c  e   d   ’  u  n  e   f  a  c   t  o  r  a   l   i   t   é  e   t  a   b  s  e  n  c  e   d   ’  u  n  e  a  u   t  r  e    S  u   b  s   t   i   t  u   t   i  o  n   p  r   é  s  e  n  c  e   d  e   f  a  c   t  o  r  a   l   i   t   é  s  a   t   t  e  n   d  u  e  s   d  a  n  s   d  e  s  p  o  s   i   t   i  o  n  s   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e  s    D   é  p   l  a  c  e  m  e  n   t   /   P  e  r  m  u   t  a   t   i  o  n    P  a  r   t   i  e  q  u   i  m  a  n  q  u  e   à   l  a   t  o   t  a   l   i   t   é  :    M   V  :   C  o  r  p  s  s  a  n  s   t   ê   t  e   (   N  o  u  v  e   l   O   b  s   )    P  a  r   t   i  e  q  u   i  n  e   f  o  r  m  e  p  a  s  u  n  e   t  o   t  a   l   i   t   é  :    ?    D  a  n  s  u  n  e   i  m  a  g  e    P  :  c  o   l   l  a  g  e  s   f  a   i   t  s   d  e  s   i  m  a  g  e  s   b   i  e  n  -  c  o  n  n  u  e  s  ;   ”   R  a  s   é  e   ”   d  e   D  u  c   h  a  m  p    T  o   t  a   l   i   t   é  a  v  e  c  p  a  r   t   i  e  s  u  p  p   l   é  m  e  n   t  a   i  r  e  :    M   V  :  c  o  r  p  s  a  v  e  c   d  e  u  x   t   ê   t  e  s ,  e   t  c .    D  a  n  s  u  n  e   i  m  a  g  e    I  :   L  :   H .   O .   O .   Q   d  e   D  u  c   h  a  m  p    A   b  s  e  n  c  e   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e   P  r   é  s  e  n  c  e   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e    D  e  s  p  a  r   t   i  e  s   d  e  p   l  u  s   i  e  u  r  s   t  o   t  a   l   i   t   é  s   f  o  u  n   d  u  e  s   d  a  n  s  u  n  e  s  e  u   l  e  :    M   V  :   "   L  a  c   h  a   f  e   t   i   è  r  e   " ,   "   L  e  v   i  o   l   "   d  e   M  a  g  r   i   t   t  e ,   B  a   l   l  e  n   t   i  n  e  c  o  m  m  e  s  e  r  p  e  n   t  o  u  a  m  p  o  u   l  e    U  n  e  p  a  r   t   i  e   d   ’  u  n  e   t  o   t  a   l   i   t   é  a   j  o  u   t   é  e   à  u  n  e  a  u   t  r  e    M   V  :   O  r  a  n  g  e  a  v  e  c   d  e  s  p  a  r   t   i  e  s   d   ’  u  n  e   b  o  u   t  e   i   l   l  e   d  e   j  u  s ,   A   b  s  o   l  u   t   R  o  m  e ,  e   t  c .    P   l  u  s   i  e  u  r  s  p  a  r   t   i  e  s   d   ’  u  n  e   t  o   t  a   l   i   t   é  o  r  g  a  n   i  s   é  e  s   d  a  n  s   l  a   f  o  r  m  e   d   ’  u  n  e  a  u   t  r  e    M   V  :  p  o   t   d  e  c  o  n   f   i   t  u  r  e  c  r   é  e  p  a  r   d  e  s   t  r  a  n  c   h  e  s   d   ’  o  r  a  n  g  e ,  o   i  g  n  o  n  c  o  n  s   t   i   t  u   é   d  e  s   j  a  m   b  e  s  e   t   d  e  s  m  a   i  n  s    P   l  u  s   i  e  u  r  s   t  o   t  a   l   i   t   é  s  o  r  g  a  n   i  s   é  e  s   d  a  n  s   l  a   f  o  r  m  e   d   ’  u  n  e  a  u   t  r  e  :    M   V  :   l  e  s  p  e   i  n   t  u  r  e  s   d   ’   A  r  c   i  m   b  o   l   d  o ,   l  a  c  o  u  r  o  n  n  e   d  e   f  r  u   i   t  s   d  e   B   &   W ,   A   b  s  o   l  u   t   V  e  n   i  c  e    L  e  s  c  o  n   t  o  u  r  s   d  e  p   l  u  s   i  e  u  r  s   t  o   t  a   l   i   t   é  s  s  u  g  g   è  r  e  n   t  u  n  e  a  u   t  r  e  :    M   V  :   A   b  s  o   l  u   t   N  a  p   l  e  s    P  r   é  s  e  n  c  e  e   t  a   b  s  e  n  c  e   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e  s   p  r   é  s  e  n  c  e   d  e   f  a  c   t  o  r  a   l   i   t   é  s  a   t   t  e  n   d  u  e  s   d  a  n  s   d  e  s  p  r  o  p  o  r   t   i  o  n  s   i  n  a   t   t  e  n   d  u  e  s    A  u  g  m  e  n   t  a   t   i  o  n   /   D   i  m   i  n  u   t   i  o  n    M   V  :   A   b  s  o   l  u   t   A   t   h  e  n  s ,   "   L  e   V   i  o   l   "   d  e   M  a  g  r   i   t   t  e ,   I  :  p  a  r  a  p   h  r  a  s  e  s   d  e   L  a  s   M  e  n   i  n  a  s    l  a   t  o   t  a   l   i   t   é   d  o  m   i  n  e   l  e  s  p  a  r   t   i  e  s  u  n  e  p  a  r   t   i  e   d  o  m   i  n  e   l  a   t  o   t  a   l   i   t   é   l  e  s  a   t   t  r   i   b  u   t  s   d   ’  u  n  e   t  o   t  a   l   i   t   é   d  a  n  s  u  n  e  a  u   t  r  e    M   V  :   b  o  u  c   h  e  m  a  s  c  u   l   i  n  e   d   ’  u  n  e  p  e   t   i   t  e   f   i   l   l  e   (  v  a  n   L  a  n  s  w  e  e  r   d  e   )   m  o  r  c  e  a  u   d   ’  u  n  e   t  o   t  a   l   i   t   é   d  a  n  s  u  n  e  a  u   t  r  e    M   V   (  m   ê  m  e  c  a   t   é  g  o  r   i  e   )  :   t   ê   t  e   d   ’  a  n   i  m  a   l  c  o  m  m  e  p  a  r   t   i  e   d  u  c  o  r  p  s   h  u  m  a   i  n  ;   (  a  u   t  r  e  c  a   t   é  g  o  r   i  e   )  :   l  e  s  y  e  u  x   d  e   H  a   d   d  o  c   k  c  o  m  m  e   d  e  s   b  o  u   t  e   i   l   l  e  s   p  e  r  s  p  e  c   t   i  v  e   d   ’  u  n  e   t  o   t  a   l   i   t   é   d  a  n  s  u  n  e  a  u   t  r  e    M   V  :  p  e   i  n   t  u  r  e  c  u   b   i  s   t  e    F   i  g   1   b .   P  r  e  m   i   è  r  e   d   i  m  e  n  s   i  o  n   d  e   l  a  r   h   é   t  o  r   i  q  u  e  :   b   )   l   a   f  a  c   t  o  r                 i   a   l   i   t   é  la partie de corps où nous nous attendons à voir la partie centrale des yeux, les pupilles, est occupée  par d'autres objets, les bouteilles; alors que, dans le cas de la chafetière déjà l'information globale sur l’identité du phénomène est contradictoire. Or, ceci semble n’avoir rien à faire avec une partie de la gure qui serait présente ou absente. En effet, on peut se demander s'il n'aurait pas mieux valu dire que les deux gures sont in praesentia,  la première, c.à.d. l'image de Haddock, étant disjointe, puisqu'une de ses parties est séparée du tout, alors que la chafetière est conjointe, puisque, en elle, deux objets se fusionnent. En fait, cette terminologie est également fallacieuse, parce que nous pourrions aussi bien la retourner: l'image de Haddock est conjointe, parce qu’elle concerne une pièce attachée à   une totalité, la chafetière est disjointe, parce qu'elle associe deux objets séparés. Image 1. La chafetière de Julien Key En fait, dans les deux cas, quelques éléments dont on attend la présence sont absents (les pupilles de Haddock aussi bien que quelques parties du chat et de la cafetière), alors qu’en même temps certains éléments dont on attendait l’absence   sont présents (les bouteilles et quelques parties diverses du chat et de la cafetière). Ceci est le cas le plus commun dans la rhétorique: à vrai dire, il est assez difcile de trouver des exemples où il y a seulement une absence ou une présence qui contredit les attentes (v.

Justo v Galing

Apr 19, 2018

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