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« Comme si l'espèce veillait dans l'individu pour ne pas le laisser trop avancer sur le chemin de la tolérance, du doute intelligent, du va-et-vient sentimental. En un point donné naissait le durillon, la sclérose, la définition : noir ou
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  « Comme si l’espèce veillait dans l’individu pour ne pas le laisser trop avancer sur le chemin de la tolérance, du doute intelligent, du va-et-vient sentimental. En un point donné naissait le durillon, la sclérose, la définition : noir ou blanc, libéral ou conservateur, homosexuel ou hétérosexuel, abstrait ou figuratif, le Sporting ou le Racing-Club, végétarien ou carnivore, les affaires ou la poésie... « L’ennuie de tout cela, pensa Oliveira, c’est qu’on débouche inévitablement sur l’ animula vagula blandula . Que faire ? C’est avec cette question que j’ai commencé à ne pas dormir  ».  Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 3, page 27. Paris, Gallimard, 1966. « [Les écrivains sont…] les intercesseurs, une réalité qui nous en montre une autre comme les saints des images montrent le ciel du doigt ».  Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 12, page 57. «  Je savais déjà alors que chercher était mon signe, l’emblème de ceux qui sortent le soir sans but, la justification des tueurs de boussole ».  Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 1, page 16. « Qu’est -ce en somme que cette histoire de découvrir un royaume millénaire, un éden, un autre monde ? […] Complexe de l’Arcadie, retour à la grande Matrice, back to Adam […] le Paradis, l’innocence bafouée qu’on cherche obscu rément en pleurant, la terre de Hûrqalyâ 1 ».  Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 71, page 391. 1 La «Tierra de Hûrqalyâ» es inaccesible tanto a las abstracciones racionales como a las materializaciones empíricas (...) No es perceptible con los ojos de carne del cuerpo perecedero, sino con los sentidos del cuerpo espiritual o cuerpo sutil, que nuestros autores designan como los «sentidos del más allá», los «sentidos hûrqalyâ». Todo lo que proponen aquí nuestros autores va tal vez a contracorriente de las modas de pensamiento de nuestra época, y corre el riesgo de no ser comprendido en absoluto. (Cuerpo espiritual, p. 16)    « Révolte, conformisme, angoisse, nourritures terrestres, toutes les dichotomies : le Ying et le Yang, la contemplation ou la Tätigkeit, flocons d’avoine ou  perdrix faisandées […].   Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 73, page 397. —Le culte de Mithra, moins répandu alors qu’il ne l’est devenu depuis nos expéditions chez les Parthes, me conquit un moment par […] l’obsession de la mort, du fer et du sang […].   Ces rites barbares […] flattaient les songes les plus intime s d’un  jeune homme impatient du présent, incertain de l’avenir, et par là même ouvert aux dieux. Je fus initié dans un donjon de bois et de roseaux, au bord du Danube, avec pour répondant  Marcius Turbo, mon compagnon d’armes . Je me souviens que le poids du taureau agonisant faillit faire crouler le plancher à claire-voie sous lequel je me tenais pour recevoir l’aspersion sanglante […] Je t’avoue ici des pensées extraordinaires , qui comptent parmi les plus secrètes  de ma vie, et une étrange ivresse que je n’ai jamais retrouvé exactement sous cette forme.  Marguerite Yourcenar,  Mémoires d’Hadrien , Œuvres romanesques, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1982, p. 326-327. «Oliveira aimait faire l’amour avec la Sybille car il n’y avait rien de plus important pour elle […] c’était alors comme un réveil, comme apprendre son véritable nom […], réconciliée, grandissait à nouveau sous lui et l’emportait, elle se donnait avec une frénésie de bête, les yeux perdus, les doigts crispés, mythique et atroce comme une statue roulant la pente d’une montagne […] Une nuit, elle lui planta ses dents dans l’épaule et le mordit au sang […] Oliveira sentit que la Sybille attendait de lui la mor t, un être obscur en elle attendait l’anéantissement, la lente estocade sur le dois […], excentré de lui -même comme le matador pour qui tuer est rendre le taureau à la mer et la mer au ciel, il maltraita la Sybille, il la fit Pasiphaé…  »  Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 5, pages 36-37.  « C’est comme le sentiment que, en dehors de nos destinées individuelles, nous faisons partie des figures que nous ne connaissons pas […]. Je pense que nous tous, nous composons des figures. […]. Je sens continuellement la possibilité de liaisons, de circuits qui se ferment et qui nous mettent en relation, en marge de toute explication rationnelle et de toute relation humaine […]. Nous voyons la Grande Ourse, mais les étoiles qui en font partie ne savent pas qu’elles composent  la Grande Ourse. Nous sommes aussi, peut-être, des Grandes et Petites ourses et nous l’ignorons parce que nous vivons comme refugiés dans nos individualités  » Luis Harss-Barbara Dohmann  , Los nuestros , Buenos Aires, Sudamericana, 1973, pag 278 Zénon sent « […] passer à travers lui […] le flot des milliers d’êtres qui s’étaient déjà tenus sur ce point de la sphère […], ces fantômes traversaient sans le voir le corps de cet homme qui de leur vivant n’était pas encore, ou lorsqu’ils seraient n’existerait plus » M. Yourcenar, L’Œuvre au noir  , p. 686. « Il ne se sentait pas, comme tant de gens, homme par opposition aux bêtes et aux arbres ; plutôt frère des unes et lointain cousin des autres […] Même les âges, les sexes, et jusqu’aux espèces, lui paraissaient plus proches qu’on ne croit les uns des autres : enfant ou vieillard, homme ou femme, animal ou bipède qui parle et travaille de ses mains, tous communiaient dans l’infortune et la douceur d’exister  » M. Yourcenar, Un homme obscur  , Œuvres romanesques, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1982, pp. 1035-1036. « Peu lui importaient les analyses superficielles, presque toujours faussés par la distraction et les pièges philologiques »  Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 3, page 25. « Le viol de l’homme par le mot, la superbe vengeance du verbe contre son père, teintait d’amère méfiance toute méditation d'Horacio […]. Parvenir à la parole sans la parole (que c’était loin et improbable  !) et, sans conscience raisonnante, appréhender une unité profonde, quelque chose qui montrât enfin le sens de…  ».  Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 19, page 89.  «  J’appellerai cela paravisions […] une aptitude instantanée à sortir de moi -même pour m’appréhender aussitôt du dehors o u du dedans mais sur un autre plan, comme si j’étais quelqu’un qui me regarde, mieux encore — car en réalité je ne me vois pas : —   comme quelqu’un qui serait en train de me vivre. […] quand il est ainsi  je ne suis plus tourné vers le monde, de moi vers l’a utre, mais, pour une seconde, je suis le monde, le plan extérieur, l’ autre qui me regarde . Je me vois comme peuvent me voir les autres […] Je mesure ma défectibilité, je remarque tout ce que, par absence ou par défaut, nous ne voyons jamais de nous »  Julio Cortázar,  Marelle , chapitre 84, pages 420-421
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