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Commentaire de texte : Thomas More et les enclosures

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Cet extrait de L’Utopie témoigne des dégâts sociaux que cause le premier mouvement des enclosures, qui eut lieu au XVIe siècle, surnommé les « Tudor enclosures ». L’Angleterre se situe donc dans une période relativement pacifique, à l’issu de la
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  Commentaire de texte : Thomas More et les enclosures « Thomas More et les enclosures » est un extrait de la première partie de l’ouvrage deThomas More nommé  L’Utopie ou le Traité de la meilleure forme de gouvernement  , un essai politique est social paru en 1516. Dans cet ouvrage, basé sur le dialogue avec un narrateur, quiest l’explorateur fictif Raphaël Hythlodée, l’humaniste Thomas More fait le portrait d’unmonde imaginaire qui serait selon lui idéal, utopique. Ce mot fut créer de toute pièce par Thomas More et provient de la fusion du grec « ou  » et « topos  » qui signifie « aucun lieu ».Dans la première partie de cette ouvrage, Thomas More ne décrit cependant pas ce mondeimaginaire mais fait une critique sociale de son temps. Au moment de la publication de cet ouvrage, Thomas More, est déjà investi en politique. Depuis 1504, il est membre du Parlement. Son engagement social et humanistetransparaît dès 1508 avec son exil en France , qui suit sa critique des taxes demandées par leroi Henri VII pour financer la guerre d’Écosse. Il est de retour en politique, en 1509, aprèsl’avènement du roi Henri VIII. Il connaît dès lors une carrière politique brillante durant plusd’une vingtaine d’année. Lors de la rédaction de « L’Utopie », il est en mission diplomatiqueet commerciale aux Pays-Bas à la requête du roi. En 1529, il devient Chancelier du Royaume,la plus haute charge dans le gouvernement après le roi et est le premier laïc nommé à ce poste. Néanmoins, en 1532, la rupture d’Henri VIII avec l’Église catholique pour fonder l’Égliseanglicane, pousse le fervent catholique qu’est Thomas More à démissionner de son poste. Ilconnaît dès lors, à cause de son engagement politique contre le schisme avec l’Église deRome, de nombreuses accusations de trahison. Elles le conduiront à l’échafaud en 1535.Cet extrait de  L’Utopie  témoigne des dégâts sociaux que cause le premier mouvementdes enclosures, qui eut lieu au XVI e  siècle, surnommé les « Tudor enclosures  ». L’Angleterrese situe donc dans une période relativement pacifique, à l’issu de la Guerre de Cent Ans et dela Guerre des Deux Roses qu’avait connu le pays, le siècle précédent. Ce moment del’Histoire anglaise est marqué par une reprise démographique due à l’arrêt des conflits et à lareprise de la croissance économique après la chute du XIV e  siècle ; chute corrélée àl’épidémie de Peste Noire. Le mouvement des enclosures est caractérisé par l’appropriationd’un territoire par des particuliers qui met progressivement fin à l’ openfield  , le paysageagricole à champs ouverts, pour laisser la place à des pâturages ou des champs clos. Lesenclosures sont le passage de la propriété collective des tenures communales à la propriété privée. Les enclosures mènent à la fin des droit d’usage, des droits communaux dontdépendent beaucoup de paysans. On sait que les enclosures existent déjà, au moins depuis1236, date où est mis en place le Statut de Merton qui garanti le droit des seigneurs à encloreles communaux. Le XIV e  siècle voit la conversion de labours en pâturages et l’augmentationde l’élevage d’ovins. Le mouvement des enclosures commence réellement au XVI e siècle car de riches propriétaires fonciers transforment des pâturages et des champs communs en pâturages fermés pour des troupeaux de moutons, forts de l’expansion du commerce de lalaine. Ce mouvement a des conséquences sociales dramatiques car il prive un grand nombrede personne de leur moyen de subsistance. C’est ce que dénonce alors Thomas More en 1616dans cet extrait  L’Utopie  .   Nous allons voir comment Thomas More dénonce le mouvement des enclosures,l’accusant d’être créateur d’instabilité sociale. Pour ce faire, nous allons tout d’abord observer que l’auteur dénonce une mise en compétition entre les hommes et les bêtes. (I) Puis, nousanalyserons sa critique de la détérioration du niveau de vie des plus démunis. (II) Pour terminé, nous verrons que, selon Thomas More, ce phénomène socio-économique profitesurtout aux plus riches. Ce fossé creusé entre riches et pauvres est créateur d’instabilité. (III)*Pour souligner le fait que la population est mise en concurrence avec les bêtes, lesmoutons « mangeurs d’hommes » comme More l’écrit, il nous montre qu’il y a en Angleterre,à cette époque un dépeuplement au profit des pâturages. Dans cet extrait, More parle beaucoup du dépeuplement que cause l’extension desenclosures pour les moutons comme le montre les phrases, « ils enlèvent de vastes terrains àla culture, les convertissent en pâturages, abattent les maisons, les villages » ou « ils changenten déserts les lieux les plus habités et les mieux cultivés ». Dès lors l’expression de moutons« mangeurs d’hommes » souligne le fait que les terres consacrées aux animaux ne portent pasde céréales. Les enclosures sont faites pour modifier l’utilisation des sols pour convertir lesterres arables en pâture. Les animaux et les hommes se retrouvent en concurrence alimentaire.De plus, l’enclosure des communaux pour l’élevage de mouton a des conséquences dansl’expulsion des villageois de chez eux. Thomas More est durant l’écriture de « L’Utopie »déjà au gouvernement et au service des Tudors. Il est alors logique de retrouver dans ce texteune obsession des Tudors : le nombre d’hommes. Ils essaient par des lois anti-enclosures en1489 et 1516 d’endiguer le dépeuplement qui selon eux, risque de frapper le pays. La craintedu dépeuplement qu’exprime ici More est sûrement dû, comme celle des dirigeants, à la ponction démographique qu’avait connu l’Angleterre durant la Grande Peste de 1348. La population du pays était passée de 6 millions à la veille de la peste à 2,5 millions au milieu duXV e  siècle selon l’historien John Hatcher. 1  La peste a créer un déclin démographique,l’abandon de village et le recul des terres arables. C’est de cela qu’ont peur les contemporainsdu phénomène des enclosures et pour cela que More parle de destruction de villages et de« ruine de l’agriculture ». Thomas More s’inquiète du dépeuplement humain mais déploreaussi l’augmentation du nombre de moutons. La phrase « les troupeaux innombrables demoutons qui couvrent aujourd’hui l’Angleterre » met en évidence la grande force qu’a ce phénomène des enclosures en ce début du XVI e  siècle. Selon J.R. Wordie, les enclosurescorrespondent à 45 % du sol de l’Angleterre en 1500. 2  Thomas More n’est presque pas dansl’hyperbole en dénonçant ces moutons « qui couvrent toute l’Angleterre ». Les enclosurestransforment donc le paysage et comme dit plus haut au détriment des paysages arables maisau profit des pâturages. Le nombre d’enclosures dédiées aux moutons est grand mais, selonMore « il s’accroît rapidement tout les jours ». En effet, la mise en place des enclosures permettent une plus grande rentabilité des sols ce qui permet d’augmenter la productionanimale car le bétail est plus simple à entretenir. More ne remet pas en question l’efficacité 1 J. Hatcher.  England in the aftermath of the Black Death'  ,Past & Present, 1994 2  J. R. Wordie. Enclosure in Berkshire, 1485-1885 . Reading : Berkshire Record Office, 2000.  des enclosures, au contraire, leur efficacité est cause de dépeuplement.Ce dépeuplement au profit des pâturages créer l’immigration des populations qui partentà cause du manque de terres. Quand il écrit que « d’honnêtes cultivateurs sont chassés de leursmaisons » il fait référence à cette privatisation des terrains qui mènent dans certains cas àl’expulsion de paysan de chez eux. Ces expulsions se font très souvent par l’extorsion, ce queMore implicite avec la phrase « d’honnêtes cultivateurs sont chassés de leurs maisons, les uns par la fraude, les autres par la violence, les plus heureux par une suite de vexations et detracasseries ». Les populations alors expulsées de chez elles « émigrent à travers lescampagnes » et « ne trouvent pas où se réfugier ». More dénonce le fait que la fin del’exploitation de champs ouverts et la disparition de droits communaux arrachent les populations les plus fragiles de leur lieu de vie.Cette mise en concurrence entre les hommes et les bêtes n’est pas appréciée par l’Église. Thomas More, en temps que humaniste catholique nous le rappel dans ce texte. Ilaccuse les plus riches de raser les villages et de n’y laisser « que le temple, pour servir d’étable à leurs moutons ». Cette rapide référence à l’édifice religieux appui sonargumentation. D’une part, il rend les grands propriétaires irrespectueux envers la religion,dogme qui régit la vie de tout les Anglais de l’époque. D’autre part, il trouve un allié de poids,l’Église dénonçant à cette époque la pratique des enclosures car créatrice de dépeuplementmais aussi causant la diminution du produit de la dîme. Dans la civilisation chrétienne, lemouton est symbole d’innocence. En effet, le Christ est selon le chapitre 5 du  Livre del'Apocalypse , l’agneau immolé pour le pêché des hommes. Le fait de désigner le moutoncomme un animal « vorace et féroce » qui « mange même les hommes » montre que More fait passer cet être pur selon la religion comme menaçant pour la paix sociale. Cette référence deThomas More à la religion catholique accentue le côté impie de ce mouvement desenclosures. De plus avec la phrase « Depuis la multiplication des pâturages, une affreuse épi-zootie est venue tuer une immense quantité de moutons. Il semble que Dieu voulait punir l'avarice. », More fait clairement référence à un éventuel châtiment divin envers ces moutonsen concurrence avec les hommes. Le châtiment est évidemment une maladie, le châtimentdivin classique à cette époque où la science n’a pas encore expliqué l’srcine bactériologiquedes maladies. On voit cependant que More, pour servir sa didactique, fait preuve d’unemauvaise foi car les enclosures sont mise en place pour empêcher la propagation des maladiesdu bétail.*Thomas More critique, avec ce texte, la mise en concurrence entre les bêtes et leshommes. Cette mise en concurrence créer, selon lui, une détérioration du niveau de vie des plus démunis.La première étape de cette baisse du niveau de vie à cause de la mise en concurrenceentre les hommes et les bêtes est une hausse du chômage. Thomas More nous explique que« Un seul pâtre ou vacher suffit maintenant à faire brouter cette terre, dont la culture exigeaitautrefois des centaines de bras » et qu’il y a désormais « une foule de gens sans ouvrage » .Les lords, les plus riches, les propriétaires fonciers en profitent pour passer de lacéréaliculture ou de l’élevage non enclos qui donne du travail à une main-d’œuvre nombreuse  à l’élevage d’ovin en enclos qui nécessite beaucoup moins de personnel. Les troupeaux demoutons en enclosure n’ont pas besoin de beaucoup d’employer pour être entretenu. Les propriétaires n’ont donc plus autant besoin de main-d’œuvre qu’avant et cela amène denombreux paysans au chômage. L’essor de l’industrie drapière incite à enclore des pâturageset à expulser des paysans, multipliant le chômage car « L’Angleterre se fait une spécialité del’élevage des moutons pour la laine. », comme nous l’indique l’auteur. De plus, les paysansexpulsés ne savent pas où travailler. « Ils ne savent que travailler à la terre » et son donccondamner à une vie de vagabondage car, comme le dit l’auteur, ils « ne trouve personne quiveuille accepter leurs services ». Thomas More explique que cette hausse du chômage obligeles paysans miséreux à devenir des vagrants  (des vagabonds). Comme l’analyse l’auteur, on a prouver aujourd’hui leur nombre augmente au cours du XVI e  siècle. Ils étaient à l’époque,considéré comme des criminels. La détérioration du niveau de vie de ces paysans déjà pauvresconduit à une misère totale, ce qui les poussent au crime. Avec la phrase « ils vendent à vil prix ce qu'ils ont pu emporter de leurs effets, marchandise dont la valeur est déjà bien peu dechose. Cette faible ressource épuisée, que leur reste-t-il ? Le vol, et puis la pendaison dans lesformes. », More souligne un des principaux soucis des hommes du XVI e siècle : la misère quiest créatrice de délinquance et de trouble à l’ordre public. Le nombre d’homicide dansl’Angleterre du XVI e  siècle serait 5 fois supérieure à celle d’aujourd’hui. Ce texte permet àThomas More de montrer la condition des misérables anglais. L’humaniste se pose alors en penseurs matérialistes, loin d’une l’idéalisme philosophique dominant son époque, montrantque la principale cause de la délinquance est la pauvreté. Il dénonce alors la punitionexcessive que connaissent nombre de démunis ne pouvant que voler pour survivre. En plus du chômage qui conduit irrémédiablement à la misère, Thomas More dénonceun autre facteur de détérioration du niveau de vie des plus démunis : l’augmentation des prixet donc la baisse du pouvoir d’achat. L’auteur montre son désarroi face « à la grande chertédes vivres » et au « prix qui n’en a pas baissé ». En effet, entre le début du XVI e  siècle et lemilieu du XVII e  siècle, on observe que les prix agricoles sont multipliés par 7. 3  Thomas Moreinterprète cette montée des prix comme causé par la reconversion agricole, c’est à dire, ledéveloppement de l’élevage. En affirmant que « le malaise général oblige tout le monde àrestreindre sa dépense » il montre clairement que le pouvoir d’achat diminue. L’auteur dénonce aussi ce fait par l’exemple des ouvriers drapiers qui ne peuvent pas acheter de lalaine. A cette époque, pour compenser les aléas de la production agricole, de nombreux paysans avait un emploi à domicile, surtout dédié au filage de laine, pour ensuite que cettelaine soit transformée en ce qu’on appel des worsteds (des tissus de laine  ) . Même eux, quisont à l’srcine du filage de cette laine, ne peuvent pas s’en procurer. La montée des prix à partir de 1500 cause une diminution nette du pouvoir d’achat. Le niveau de vie des classes populaires baisse car la hausse des prix touche surtout les produits vitaux.*La détérioration du niveau de vie, conséquence de la hausse du chômage et de la baisse 3 Stéphane Lebecq, Fabrice Bensimon, Frédérique Lachaud, François-Joseph Ruggiu.  Histoire des Îlesbritanniques . Presses Universitaires de France, 2013 (2e édition)  du pouvoir d’achat ne touche pas toute les strates de la société anglaise. Thomas More, bienque déplorant de voir la misère des déshérités s’amplifier accuse ce mouvement desenclosures de profiter à ce qui sont déjà riches.Avant de montrer que le phénomène des enclosures profite surtout aux plus riches.Thomas More fait d’abord un bilan du privilège qu’ont les plus riches dans cette sociétéd’ordre. Quand il évoque la « noblesse », la « valetaille » et les « riches » il met en exergue lahiérarchie sociale verticale qui se compose de la  gentry  (aussi nommée nobilitas major  ) quiest le noblesse non titrée, des  yeomen  qui sont les paysans fortunés des campagnes anglaisesou de l’aristocratie de barons dont on dénote une cinquantaine au siècle de Thomas More. Illes accusent d’être « causes des brigandages qui vous désolent ». Par cette phrase, il faitréférence à ces personnes qui se partagent les bénéfices publics ou privées à l’échelle locale, àcause d’un manque de développement de la bureaucratie anglaise. Bien que le servage estdisparu en majorité à cette époque, les élites locales dominent la population car l’administration locale leur est confiée. Thomas More décrit ces favorisés comme étant déjà bien riche. Il touchent « leurs rentes, leurs bénéfices, des revenus de la terre ». En effet, lesseigneurs locaux touchaient le cens des tenures. En échange de leur terres, les paysans sedevaient de payer le cens. L’essentiel de leur revenu venait néanmoins des entry fine  (droitd’entrée) des tenures coutumières. Ces revenus constituaient l’essentiel de la rente de cescastes favorisées. De plus, More les accusent de « vivre au sein de l’oisiveté et des plaisirs, àcharge au public et sans profit pour l’État ». Thomas More alors bien placé dans l’appareilétatique au cours de l’écriture de « L’Utopie » ne nous étonne pas quand-il accuse les richesde ne pas être utile à l’État au niveau financier. Le gouvernement des Tudors était hostile au phénomène des enclosures car il diminuait les recettes fiscales et le produit de la dîme. Il lesaccusent d’être « à charge du public », il fait sans doute référence aux prélèvements précédemment évoqués, prélèvements qu’ils prennent sur le revenu paysans. Dénoncer leur vie fastueuse permet de les décrire comme n’étant pas humble et pas légitime de leur richesse.Le fait qu’ils « craignent que le sol ne manque aux animaux sauvages » fait clairementréférence à une des activités préférées des nobles : la chasse. Cette opposition entre la viemisérable des pauvres et la vie somptueuse des riches sert l’auteur dans sa dénonciation del’inégalité sociale. La domination des élites locales se voit aussi au niveau terrien : ils « sedisputent le terrain » comme l’affirme l’auteur. Cette caste de riche créatrice d’instabilitésociale est, comme le suggère More, surtout composée de grands propriétaires fonciers. Les conditions de vie des plus riches décrite par Thomas More sont déjà trèsinégalitaires avec celles des plus pauvres. Cela ne s’arrange pas avec le mouvement desenclosures profitant surtout à ces propriétaires fonciers favorisés. Il explique l’attrait qu’a « lalaine la plus fine et la plus précieuse » pour les riches et que « L’Angleterre se fait unespécialité de l’élevage des moutons pour la laine. ». Ici, il fait référence à l’augmentation de la production de laine à cause de la demande des manufacturiers flamands et italiens. ThomasMore déplore alors que l’industrie de la laine est souvent plus profitables pour les grands propriétaires. Comme il l’écrit « le commerce des laines n'est pas un monopole légal, il est enréalité concentré dans les mains de quelques riches accapareurs ». Le commerce des laines etla concentration des terres pour les produire sont concentrés dans les mains d’oligarques. À lafin du Moyen-Age, 20 % des terres étaient au mains de grands propriétaires et 25 % auxmains de la gentry. Dans ce texte, More dénonce la concentration de la production de richesse
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