Government & Politics

)POUVOIR, DOMINATION ET LEGITIMITE

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Les fondements de l'ordre politique 1. Pouvoir, domination et légitimité Pouvoir : Possibilité de faire faire quelque chose à quelqu'un qui ne l'aurait pas naturellement fait. C'est la capacité à imposer sa volonté. Le pouvoir
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  Les fondements de l’ordre politique   1) Pouvoir, domination et légitimité Pouvoir   : Possibilité de faire faire quelque chose à quelqu’un qui ne l’aurait pas naturellement fait. C’est la capacité à imposer sa volonté.   Le pouvoir politique s’exerce sur la société et sera donc forcément relationnel. Le pouvoir n’est pas une chose en soi mais une relation entre la personne qui détient le pouvoir et celle qui y est soumise. Le pouvoir soulève le problème de la domination car il y a une relation de dominant/ dominé. Domination   : Situation sociale constituée de l’ensemble des contraintes régulatrices que subissent les individus. Le concept de domination amène le problème des ressources : de quelles ressources disposons nous pour pouvoir dominer ? La domination précède le pouvoir car c’est parce que l’on dispose de ressources que le pouvoir va s’exercer.  Se pose alors la question de la légitimité : pourquoi des individus acceptent- ils d’être dominés et soumis au pouvoir ? Légitimité : Propriété selon laquelle les procédures d’un régime pour légiférer et exécuter les lois sont acceptables pour les individus.    Comment l’individu intériorise le fait que les autorités qui le  dominent vont légitimer le pouvoir ?  POURQUOI SE SOUMET-ON AU POUVOIR ? [Lorsque l’on parle de soumission on omet ici la soumission à la violence physique.]  Cette question de soumission est centrale. Il faut distinguer justifications et soumissions.    Le contractualisme. Trois auteurs illustrent l’apparition du contractualisme  : Hobbes, Locke, Rousseau. Cette théorie se développe au 18  ème   siècle. Jusqu’au 17  ème , les hommes pensaient que Dieu aurait créé les sociétés. L’apparition du contractualisme met en avant le fait qu’il pourrait avoir une autre srcine humaine. L’Etat de nature de Hobbes  : « l’homme est un loup pour l’homme  ». Il y aurait alors une démarche volontaire de l’homme de créer une instance supérieure, de confier sa liberté pour se protéger . De ce fait, le régime fort, monarchique, autoritaire est légitimé. Locke : D’après lui les hommes vivaient en bonne intelligence à l’Etat de nature. Mais l’apparition de nouveaux besoins auxquels ils ne pouvaient pas répondre  individuellement les a poussés à vivre en société de facon à bénéficier des qualités de l’ensemble des individus. Le partage des taches est alors apparu.  Rousseau : Pour Rousseau, l’homme est heureux à l’Etat de nature. Il imaginait l’Etat de nature comme un homme nu sous un pommier avec une femelle à ses côtés. Mais, est apparue l’envie de propriété qui est venue pervertir cet Etat de nature. Il a alors fallu trouver un système, une société politique. QU’EST -CE QUE LE POUVOIR POUR LA SCIENCE POLITIQUE ? 1) Le pouvoir est une relation Philippe Braud à mis en avant trois conceptions du pouvoir. - La définition institutionnaliste : Celle ci est représentée par la question de la séparation des pouvoirs. Le pouvoir est une institution composée d’un gouvernement, de pouvoirs publics... C’est une analyse très descriptive du pouvoir. - La définition substantialiste  : On parle ici « d’avoir du pouvo ir », celui ci est un capital que l’on détient, ou une énergie que l’on acquiert. Ce capital produit des avantages et des bénéfices qui permettent de dominer - L’approche interactionniste  : Ici, le pouvoir est une relation à autrui. Quelle est la causalité du pouvoir ? Qui a du pouvoir ? Comment va-t-il utiliser ce pouvoir ? On distingue alors deux principaux modes d’exercice du pouvoir   :    L’injonction   : c’est la menace d’une sanction avec l’intervention de la force    L’influence   : c’est la promesse d’une récompense, la capacité d’offrir des gratifications en contrepartie de l’acceptation du comportement suggéré. Robert Dahl s’est intéressé à la question « qui gouverne  ? » « A exerce un pouvoir sur B dans la mesure où il obtient de B une action Y que ce dernier n’aurait pas effectué autrement  » Qui participe ? Qui gagne ? Qui domine dans la prise de décision ? L’objectif de Dahl était de pouvoir imputer la responsabilité d’une acti on à un sujet et ainsi pouvoir sanctionner ce sujet en cas de dommage. Toutefois cette analyse a été critiquée car il manque un élément important : la non-décision. En effet, dans sa théorie toute la vie de la société est décidée, or, il peut exister le flou, la non-décision.    DOMINATION ET LEGITIMITE   Pourquoi obéit- on lorsque l’on n’en est pas forcé physiquement  ? La domination explique l’effectivité du pouvoir. (voir d éfinition domination précedemment ). Il n’y a donc pas de pouvoir sans domi nation.   La Boétie : La Boétie étudie le paradoxe de la servitude volontaire et analyse la résistance des régimes absolutistes. Comment ont-ils pu perdurer ? Réponses formulées : - L’habitude  : La soumission ne serait pas liée à la violence mais plutôt à l’habitude. Les hommes habitués ne pensent pas pouvoir vivre autrement que soumis. -La ruse des tyrans : dévier l’attention de la population et faire en sorte que ses populations aient leurs premiers besoins satisfaits. -La chaine des gains : Dans ce cas là le tyran ne va pas soumettre toute la population mais seulement une partie, qui elle- même en soumet d’autre et ainsi de suite. Il n’y a donc pas de liens direct s entre le tyran et le peuple ce qui lui assure une certaine sécurité Max Weber : les trois sources de domination légitime ( economie et société ) Max réfléchit autour des principes de la puissance et de la domination. Puissance : Toute chance de faire triompher au sein d’une relation sociale sa propre volonté même contre des résistances, peu importe sur quoi repose cette chance. Domination : la chance pour des ordres spécifiques de trouver obéissance de la part d’un groupe déterminé d’individu. Tout véritable rapport de domination comporte un minimum de volonté d’obéir par conséquent un intérêt extérieur ou intérieur à obéir.  Puissance et domination sont différents. En effet, dans la puissance la soumission est imposée tandis que la domination est caractérisée par un minimum de reconnaissance par ceux qui obéissent du caractère légitime des ordres. Toutes les dominations cherchent à éveiller et entretenir la croyance en leur légitimité. Il faut distinguer les formes de domination suivant les formes de légitimité qui leur est propre Pourquoi les individus se soumettent au pouvoir ?   Typologie de Weber (ou idéal type)    Qu’est - ce qu’un idéal type  ? Essayer de repérer des régularités dans le comportement des individus pour établir des lois. Le but est d’aider à comprendre le réel en repérant les traits les plus spécifiques de notre mode de fonctionnement. Il n’existe pas de catégorie parfaite. Max W va établir trois types de domination légitime :    La légitimité légale rationnelle  : On parle de légitimité légale dans la mesure où elle repose sur la loi ; et rationnelle car elle est organisée. Cette légitimité repose sur une bureaucratie et donc une organisation clairement établie, connu et transparente. C’est avant tout à cette bureaucratie que l’on obéit, celle-ci repose sur des agents, qui ont des recrutements spécifiques. Ces agents sont libres et n’obéissent qu’aux devoirs de leur fonction, ils sont dans un système hiérarchique parfaitement établit. Leur activité est organisée en amon t par des textes. Le pouvoir est prévisible c’est à dire que le détenteur du pouvoir sait ce qu’il a le droit de faire et de ne pas faire.      La légitimité/ domination traditionnelle  : Le niveau juridique de cette légitimité est beaucoup moins développé. L’ob éissance se fait en vertu de la dignité qui est sienne. On obéit au chef car on l’a toujours fait. Le détenteur de pouvoir s’appuie également sur une administration mais moins développée que dans le modèle précédent. Cette administration est recrutée sur la base de la proximité qu’ils ont avec le chef (membre de la famille, clients...). Le niveau de personnalisation y est important. Ce type de domination vire rapidement vers le patrimonialisme. Forte diminution de la distinction sphère privée et publique    La légitimité/domination charismatique  : le charisme= qualité extraordinaire d’un personnage doué de force ou de caractère surnaturel ou surhumain ou encore considéré comme envoyé par dieu et dès lors considéré comme un guide, comme un Führer. Dans le cadre de cette légitimité il n’y a rien de rationnel, c’est ce que le leader dégage, il n’y a pas de caractère précis. Le leader s’appuie aussi sur une forme d’organisation qui est attachée à sa personne, qui lui est dévouée, on vit pour le leader (dû à son pou voir de séduction). On obéit au chef qu’elle que soit sa décision. La légitimité charismatique s’éteint avec le chef ou la diminution de ce charisme, elle n’est pas éternelle.      Les critiques de l’analyse de Weber   : Pour Pierre Bourdieu la légitimité est le produit de la domination. La sociologie de Bourdieu est fondée sur la dichotomie dominant/dominé et l’analyse des rapports  dominants/dominés. Il va se poser la même question que Weber : pourquoi les hommes se soumettent-ils ?  La légitimité est une croyance Contrairement à Weber, il estime que la reconnaissance de cette légitimité n’est pas un acte libre de conscience claire. Il parle de la fausse conscience : la légitimité est imposée par les dominants aux dominé. Selon Bourdieu, les dominés n’acceptent leur situation de dominé que parce qu’ils croient dans les valeurs défendues par les dominants. Il veut insister sur les effets de la domination symbolique. Les dominants développent leur positionnement autour de val eurs qu’ils veulent incarner, on intériorise sa position de dominé. Les dominants disposeraient d’un capital matériel ou/et culturel et/ou symbolique. Ce capital est inégalement réparti mais permet aux dominants de s’affirmer. Cette soumission se fait autour de deux notions : -La violence symbolique - L’habitus      La soumission n’est en rien une servitude volontaire mais elle est faite d’un pouvoir qui s’est durablement inscrit dans le corps des dominés sous la forme de schéma qu’on nous a habitué à admirer.      LA VIOLENCE SYMBOLIQUE : forme particulière de la contrainte qui ne peut s’exercer qu’avec la complicité active ce qui ne veut pas dire consciente et volontaire, de ceux qui la subissent et qui ne sont déterminés dans la mesure ou ils se privent de la pos sibilité d’une liberté fondée sur la prise de conscience. Les dominés seraient complices des dominants dans leur acceptation d’être dominé.  La domination est la forme socialement acceptée de la violence. Les dominés pensent agir librement et que les normes imposées par les dominants sont objectives et naturelles. La violence est intériorisée et tout individu soumis est complice de sa soumission, il va reproduire le comportement des dominants sans se rendre compte qu’il est contraint car il a intériorisé les  valeurs portées par les dominants. Chaque individu accepte sa place dans la société et tend même à s’auto exclure de la société quand il estime ne pas avoir un statut suffisamment élevé.    Cette complicité du soumis évoquée vient de ce qu’il appelle L’HABI TUS = système de disposition durable et transposable intégrant toutes les expériences passées et qui fonctionne comme une matrice de perception, d’appréciation, et d’action. Tout individu possède un habitus en fonction de son appartenance de classe. Les individus vont acquérir des types de réactions standardisée et qui dépendent de leurs srcines sociales. On aboutit à un déterminisme absolu de l’individu et un mépris total de la rationalité de l’individu.  
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