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   ublications de la Sorbonne   LE COUPLE EXPORTATION D'ENSEMBLES COMPLETS / COMPENSATION DANS LESRELATIONS EST-SUD, SUBSTITUT A L'INVESTISSEMENT DIRECT? (une hypothèse de travail)Author(s): Patrick GutmanSource: Revue Tiers Monde,  Vol. 29, No. 113, MULTINATIONALES ET DÉVELOPPEMENT:Quelles perspectives? (Janvier-Mars 1988), pp. 137-164Published by: Publications de la SorbonneStable URL: https://www.jstor.org/stable/23591153Accessed: 07-09-2019 10:35 UTC   JSTOR is a not-for-profit service that helps scholars, researchers, and students discover, use, and build upon a widerange of content in a trusted digital archive. We use information technology and tools to increase productivity andfacilitate new forms of scholarship. For more information about JSTOR, please contact support@jstor.org. Your use of the JSTOR archive indicates your acceptance of the Terms & Conditions of Use, available athttps://about.jstor.org/terms Publications de la Sorbonne   is collaborating with JSTOR to digitize, preserve and extendaccess to Revue Tiers Monde  This content downloaded from 193.55.98.12 on Sat, 07 Sep 2019 10:35:03 UTCAll use subject to https://about.jstor.org/terms   LE COUPLE EXPORTATION  D'ENSEMBLES COMPLETS / COMPENSATIO  DANS LES RELATIONS EST-SUD,  SUBSTITUT A L'INVESTISSEMENT DIRECT?  (une hypothèse de travail)*  par Patrick Gutman**  introduction  Lorsqu'on examine la littérature consacrée à la Coopérat  et technologique Est-Sud en adoptant comme grille de le  tionalisation de la production, on ne peut qu'être frappé p  générale de référence à cette dernière. L'internationalisation de la production dans le contexte Est  si marginale dans les faits ou est-ce le mode d'expositio  rendre compte qui tend à minimiser la référence à celle-c  A l'exception des travaux de Carl McMillan dans le Est-Ouest de l'Institut d'Etudes soviétiques et est-europée  sité Carleton (Ottawa), l'examen de l'investissement direct pays en voie de développement n'a pas suscité une large Force est de constater que l'analyse qui est faite de industrielle Est-Sud par les économistes soviétiques et es  limite en règle générale à énumérer ses différentes modalités de vecteurs du transfert de technologie. Sont ainsi présentés, * Communication présentée à la Ve Conférence générale de I'eadi, « mondiale ou réformer la société? L'heure des choix pour l'Europe », A  tembre 1987.  ** Université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne).  1. Outre les travaux de Carl McMillan — voir McMillan (1979 a), (1979 b) et (1987) dans la bibliographie sélective en fin d'article — on peut citer la contribution d'Eugène Zaleski à un  ouvrage collectif récent (cf. Zaleski (1986), mentionnons également une monographie de la  cnuced (cf. cnuced (1986 a)) et un article d'Ignacio Jimenez (1987).  Revue Tiers Monde, t. XXIX, n° 113, Janvier-Mars 1988 This content downloaded from 193.55.98.12 on Sat, 07 Sep 2019 10:35:03 UTCAll use subject to https://about.jstor.org/terms   138 PATRCKGUTMAN  avec exemes à lappu isoés, lintallatonde  opératon de producton  socétés mxtes (jont-ve  ters, lenvo dexperts et Mis cette énumraton juxtaposer les dfférente  logque Est-Sudenrestan  mdalités à Vnterntonli  Il est vraisemabe que de la productonentant idéoogques la dffcut  cest-à-dre une exportat  qu aurait pour conéque  Les auteurs des pay de dan la pratque ils not —expressionfréquemm  éaborées de la Coopérat  côtés des forms tradtonn  Ces « Nuveles Forms pas les sœurs jumles de Forms dInvestssemnt Jusquà présent, la Coo est restée endehors du dInvestssemnt » Onp le débat sur les nf conc  dan lesprt de ses pro  trpartte —ausende la  côtés des frms occdental  2. Une étude polonaise récente tranche quelque peu avec l'analyse habituelle des sociétés mixtes Est-Sud dans la mesure où elle dépasse le stade de la description des modalités organisa  tionnelles pour s'interroger sur l'internationalisation du capital productif, en tant que nécessité  pour les pays du caem dans le contexte actuel de l'économie mondiale (cf. Monkiewicz (1987)).  3. Le représentant permanent de l'Union soviétique à I'onu, feu M. Malik, déclarait en septembre 1975, à l'Assemblée générale des Nations Unies : « Nous n'accepterons jamais, ni  en théorie, ni en pratique, la conception d'une division du monde entre pauvres et riches,  entre Nord et Sud, plaçant les Etats socialistes sur le même plan que les Etats capitalistes. »  4. Voir par exemple l'étude rédigée par le Pr Khaldine pour la cnuced (cf. Khaldine (1984)),  en particulier les § 27 à 33 du chapitre II et l'article de Vlasov (cf. Vlasov (1983)) dont les ana  lyses sont très significatives de cette évolution.  5. Voir notamment Oman (1984) et Basile (1985).  6. Cf. Basile (1985), p. 284-285, et aussi L'Observateur de l'OCDE, n° 112, septembre 1981, p. 15. Sur la Coopération industrielle tripartite proprement dite, cf. Gutman (1981) et Ballot  Gutman (1986). This content downloaded from 193.55.98.12 on Sat, 07 Sep 2019 10:35:03 UTCAll use subject to https://about.jstor.org/terms   LE COUPLE exportation D'ENSEMBLES COMPLETS/compensation 139  Pour le caem, qui réfute toute assimilation au Nord industrialisé, il est  clair qu'un rapprochement entre « Nouvelles Formes de Coopération » et « Nouvelles Formes d'Investissement » ne peut le satisfaire dans la  mesure où le parallèle a pour effet de placer les pratiques socialiste et  capitaliste sur un même plan. D'où la différence de formulation qui est tout sauf neutre : la substitution du terme coopération au terme inves tissement dans l'expression « Nouvelles Formes de Coopération » traduit  explicitement un refus de référence et d'articulation à l'investissement direct.  Notons au passage que le changement opéré est d'autant plus approprié  qu'il n'y a pas toujours et nécessairement d'« investissement » dans les nfi.  Si, sur le plan quantitatif, les « Nouvelles Formes de Coopération »  ont été pour l'instant moins développées que les « Nouvelles Formes  d'Investissement », il reste que la spécificité du concept de nfi s'applique  parfaitement à la logique des « Nouvelles Formes de Coopération » : le  déshabillage et la décomposition juridico-technique de l'investissement  direct par la disparition du contrôle qu'entraîne la suppression de la  propriété du capital constitue leur caractéristique essentielle.  Il nous apparaît donc justifié d'introduire les « Nouvelles Formes de Coopération » du caem dans le débat sur les nfi.  Dans cette perspective, cet article se propose d'examiner l'articulation  de deux modalités importantes de la Coopération industrielle Est-Sud — les sociétés mixtes d'une part et l'installation d'ensembles complets  réglés par la compensation d'autre part — à la fois l'une par rapport à  l'autre et toutes deux relativement à l'internationalisation de la production.  Pourquoi mettre en parallèle deux modalités de la Coopération indus trielle Est-Sud? Quel est le sens d'une telle comparaison?  Elle répond à deux objectifs :  1) Aucune étude n'a pour l'instant remis en cause le fait que chaque  type de coopération ait toujours été appréhendé isolément. Est ainsi  évacuée toute réflexion sur leur articulation. Cette absence de mise en  perspective des modalités entérine implicitement l'idée de la neutralité du  recours à telle ou telle forme de coopération. Aucune explication n'est  fournie sur le fait de savoir pourquoi le Caem pratique très largement telle  modalité et relativement peu telle autre. Une approche comparative  devrait contribuer à expliciter les choix opérés.  2) Par ailleurs, l'absence de cadre de référence théorique limite la  portée de ces études en les cantonnant, en règle générale, dans une perspec tive purement descriptive. Il convient au contraire de leur donner un tour  plus analytique. Par exemple, en inscrivant l'examen comparé des exporta  tions d'ensembles complets et des sociétés mixtes Est-Sud dans la problé This content downloaded from 193.55.98.12 on Sat, 07 Sep 2019 10:35:03 UTCAll use subject to https://about.jstor.org/terms   140 PATRCKGUTMAN  mtque Investssemnt Une tele démrche est s  une dmnionqualita  certainreet de linvestss  Ontentera enpartcui  exportatondenemes substtuerà linvestssem  des sociétés mixtes?  Précisons d'emblée qu'il ne s'agit pas de présenter ici une analyse achevée  mais simplement d'avancer une hypothèse de travail, avec toutes les imper  fections et insuffisances inhérentes à une démarche exploratoire.  Afin de clarifier la présentation nous avons choisi de scinder le raison nement en deux parties, à savoir :  Dans une première partie, nous montrerons que la formation de sociétés  mixtes Est-Sud par le caem traduit une acceptation mitigée de l'investis sement direct et reflète, en réalité, un glissement vers les nfi.  Dans une deuxième partie, nous tenterons de montrer que l'expor tation d'ensembles complets donne au caem la possibilité d'opérer une  délocalisation déguisée de la production, sans exportation de capitaux,  et constitue de ce fait un substitut à l'investissement direct.  I. — LES SOCIÉTÉS MIXTES EST-SUD OU L'ACCEPTATION MITIGÉE  DE L'INVESTISSEMENT DIRECT  Avant d'apprécier l'importance des sociétés mixtes Est-Sud et leur  signification, il convient de noter que les économistes ou du moins les autorités soviétiques et est-européennes ne semblent guère soucieux d'en  présenter un panorama exhaustif. Si les déclarations de principe en faveur  des sociétés mixtes Est-Sud ne manquent pas, on ne peut en dire autant pour l'information statistique : le vide est absolu. C'est donc à partir de données occidentales — celles de Carl McMillan, les seules actuellement accessibles — que nous allons examiner la spécificité des sociétés mixtes  Est-Sud.  1. L'importance des sociétés mixtes Est-Sud  Si l'on adopte comme critère le nombre d'implantations (cf. tableau 1),  il apparaît que l'investissement direct Est-Sud, qui prend la forme des sociétés mixtes, est resté assez modeste. Fin 1978, le nombre de sociétés This content downloaded from 193.55.98.12 on Sat, 07 Sep 2019 10:35:03 UTCAll use subject to https://about.jstor.org/terms

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Oct 14, 2019
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